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  Face à la contre-performance du système éducatif béninois : Les médias entrent en scène

À travers la journée de réflexion organisée par le Réseau béninois des journalistes et communicateurs spécialisés en éducation (RJCE-BENIN) sur le thème : amélioration des performances scolaires, les médias en action, les journalistes décident de prendre leur responsabilité dans la situation récurrente de contre-performance que vit l’école béninoise. Loin d’être un rendez-vous de discours et de déclaration, c’est une séance de réflexion participative au terme de laquelle, les actions clés à mener ont été identifiées. Ce travail a permis aux journalistes d’évaluer de façon quantitative et qualitative leur contribution dans l’amélioration du rendement de l’école béninoise dès la prochaine rentrée. Ce rôle est pris avec beaucoup de solennité parce qu’il est primordial notamment dans l’amélioration de la gouvernance actuelle du système éducatif. Le Conseiller technique à la qualité et aux innovations pédagogiques du ministère en charge des enseignements maternel et primaire, Barthélemy Tonadji, représentant du Ministre a trouvé opportune, cette rencontre « vos plumes portent plus loin que des canons. » a-t-il souligné. Le panel à question unique à savoir : pourquoi sommes nous là où nous sommes aujourd’hui conduit par Gerard Guedegbe, Président du RJCE Benin, a permis aux acteurs du système et aux différentes personnes ressources invités de poser un diagnostic franc et de soumettre aux journalistes leurs réflexions pour sécuriser à notre système éducatif des lendemains meilleurs. Magloire Cossou, inspecteur des enseignements primaire et maternel à la retraite, concepteur, se dit ne pas être surpris par ce que nous faisons semblant de découvrir. Au regard des documents disponibles, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Nous devons focaliser notre attention sur ce qui se passe dans les autres classes avant le CEP pour mieux comprendre notre situation actuelle. Sur 1008 heures dd’ cours prévues à peine 500 heures se font quand il n’y a pas de débrayage. Il déplore le manque d’investigation des journalistes qui n’ont pas pu faire une étude comparative des résultats sur plusieurs années mais se contentent simplement des derniers résultats pour opiner. Il observe qu’une école est performante lorsqu’elle dispose des ressources nécessaires pour bien fonctionner et qu’elle utilise de manière efficiente les ressources disponibles pour produire les résultats escomptés. Anselme Amoussou, enseignant et Responsable syndical, trouve que l’école est victime de la politique, du syndicalisme sauvage et de l’incivisme des acteurs qui ont démissionné à tous les niveaux. Les seules victimes de cette situation sont les apprenants. Mieux ; il trouve que « les parents d’élèves ne servent plus à rien dans le système actuel ». La gouvernance de l’école est catastrophique. Aujourd’hui comme action forte pour relever la pente, le gouvernement Talon devrait avoir le courage de créer un seul ministère en charge de l’éducation. Autre action forte, il faut cesser de gérer l’école au quotidien. M Amoussou trouve que les medias traitent trop des faits divers de l’école sans aller à l’essentiel. Et les articles de fond qui paraissent rarement ne sont pas en machette des journaux. L’école est finalement l’affaire de tous sans être l’affaire de personne. Joël Atayi-Guèdègbé, Expert en gouvernance, définit la gouvernance comme l’ensemble des institutions, mécanismes des moyens qui concourent à l’efficience de l’action publique. Le secteur de l’éducation engloutissant près du quart du budget national doit être de temps en temps évalué pour des aménagements des réorientations pour plus d’efficacité à travers les inspecteurs. Le représentant de la direction de l’Inspection General Pédagogique du ministère en charge de l’enseignement secondaire, Pierre Adonnagbudé, reconnaît l’insuffisance des inspections et annonce la décentralisation dès la rentrée prochaine de l’inspection pédagogique. Il faut l’opposition technique dans le secteur de l’éducation pour Maoudi Johnson. Les compétences existent et ne sont pas utilisées. L’administration pour être au complet doit être équilibrée et composée de toutes les compétences tels que les planificateurs, les pédagogues les administratifs Le manque de vision dont souffre le système a été mis en exergue par le coordonnateur de la Coalition béninoise des ONGs pour l’Education Pour Tous ( Cbo-Ept), Hervé Kinha. Il a par ailleurs dénoncé le budget insignifiant alloué à l’alphabétisation alors qu’il y a une proportion importante de béninois analphabètes qui, instruits pourraient aider les apprenants à la maison pour améliorer les performances. Au terme des discussions, les participants ont formulé une série de recommandations à l’endroit de journalistes dont entre autres : œuvrer à une diffusion plus large des actions sur l’éducation, produire des articles et des reportages sur les difficultés des enseignants dans l’accomplissement de leur mission, faire des investigations sur leur sujet avant publication etc…

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